Timothée Jezek

Spécialité

L’IA produit. Le jugement reste humain.

Pas de slide sur « l’avenir de l’IA » ici : un pipeline qui tourne en production, des tokens générés puis vérifiés à la main, et des habitudes de travail qui passent par la donnée avant l’interface.

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L’IA comme moteur de produit

Deux pipelines en production : l’ingestion (la ville maillée en hexagones H3, balayée via Google Places) et le scanner de mentions, qui a digéré 40 000+ mentions éditoriales : GPT-5 classe chaque mention, Claude Haiku génère tags et résumés. Au-dessus de la base, deux systèmes multi-agents : rédaction éditoriale à partir des données, et découverte de nouveaux lieux. Et le produit lui-même est construit à 100 % avec Claude Code : je n’ai pas tapé une ligne de code, je décide, je teste, je corrige. Un arbitrage précision/rappel assumé : les lieux sous 4,3 sur Google ne sont pas scannés.

Choisir ce qu’on ne couvre pas, c’est protéger la qualité de ce qu’on montre.

Lire l’étude de cas : Gatto

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Un multi-agents pour produire du DSFR conforme

Chaque service d’État impose le même socle : DSFR strict, RGAA. Le reproduire à la main à chaque écran, c’est du temps perdu et des occasions d’écarts. J’ai construit un boilerplate React qui embarque les guidelines DSFR, couplé à un flow de génération piloté par des agents spécialisés (UX research, UI design, revue de code) qui interviennent à chaque itération. Le designer décrit un parcours ; le système produit des écrans conformes, prêts à être affinés. React plutôt que la génération via MCP Figma : sur des parcours complets, générer dans le code raccourcit la boucle entre l’intention et l’écran manipulable. Socle 100 % DSFR pur, versionné sur Git, pensé pour être repris. Utilisé sur un PoC réel, puis repris par mes collègues : passation sans documentation, en direct au bureau (installation, fonctionnement, premiers écrans). Sur un avant-vente d’État, le boilerplate a généré des dizaines d’écrans conformes en deux semaines, repris tels quels. Un parcours passe de plusieurs jours à quelques heures.

La vraie preuve d’un outil : il passe de main en main sans moi. La conformité s’adosse au socle DSFR, pas à une vérification de dernière minute.

Lire l’étude de cas : Boilerplate DSFR, missions ANS

03

L’IA comme outil de système

Générer des dizaines de variantes de design tokens JSON compatibles DSFR (la partie combinatoire et répétitive), puis tout vérifier à la main : contraste (seuils RGAA), fidélité à la marque, cohérence entre composants, non-régression d’accessibilité.

L’IA fait le combinatoire, l’humain garde le jugement. Jamais l’inverse.

Lire l’étude de cas : Design System ANS × DSFR

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L’IA comme studio de production

Une vidéo promotionnelle pour un projet interne, CeSaR : le script écrit avec l’IA, les écrans calibrés sur le script, la voix off générée avec ElevenLabs. Montée dans DaVinci Resolve, appris pour l’occasion.

L’IA n’a pas remplacé le monteur : elle m’a appris à en devenir un.

Voir la vidéo sur YouTube

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L’IA comme façon de travailler

Interroger la base Gatto en conversationnel via MCP pour valider une hypothèse avant de dessiner l’UI. Générer les storyboards de contenu social à partir de requêtes SQL vérifiées, pas d’intuitions. Utiliser la génération d’images comme support d’exploration, pas comme livrable. Et ce portfolio lui-même est construit en collaboration avec l’IA : relu, arbitré et corrigé par un humain qui la contredit souvent.

Database-first : valider une idée contre la donnée réelle avant de construire l’interface.

Ce que l’expérience m’a appris

  • Deux modèles, deux jobs : on choisit un modèle pour une tâche, pas pour sa réputation.
  • Se méfier du succès silencieux : un pipeline qui ne renvoie pas d’erreur n’a pas forcément marché.
  • La validation humaine n’est pas une étape de contrôle, c’est là que vit le jugement : contraste, marque, sens.
  • L’IA n’est jamais le message : ce qui sort du pipeline doit se défendre sans dire comment il a été produit.

Un produit ou un workflow à outiller ? Écrivez-moi.